Notre histoire #4: Ensemble

Tu as dit oui. Tu as répondu positivement à ma demande. Je suis joie. Je suis peur aussi. Seras-tu seul comme je te l’ai demandé? Ou seras-tu accompagné de tes copains pour mieux te moquer de moi. Je ne sais rien de toi. Et moi je fais peut-être n’importe quoi.

Tu me donnes rendez-vous dans un café. Je veux dire, un vrai café où on boit de l’alcool et qui accueille essentiellement des adultes. Pas un snack où les élèves se retrouvent pour avaler vite fait un sandwich. Ton terrain de jeu n’est pas le mien ni celui de mes amis. Je lis la méfiance et la désapprobation dans leurs regards. Déjà.

Que vas-tu penser de moi? Vas-tu me trouver jolie ou au au moins un peu mignonne? Aurons-nous des choses à nous dire? Détails tout ça. Etablir le contact est la priorité.

Tu es là. Je regarde à peine ton visage. Ce que je perçois est ailleurs. Autour de toi. Autour de ton corps. Ca prend de la place. C’est invisible à mes yeux, mais c’est là. Douceur et bienveillance. Un cocon. Oui c’est ça. Un cocon tout doux dans lequel je vais entrer malgré moi.

Ta voix aussi est douce et réconfortante. Tu m’impressionnes, tu as tellement de charisme. Nous nous sommes assis. Tu as pris une bière. Ton terrain de jeu n’est pas le mien. Mes amis et moi ne mettons pas les pieds dans des cafés. Nous ne buvons pas de la bière sur l’heure de table. Nous ne fumons pas. Ton terrain de jeu n’est pas le mien. Pourtant… pourtant je me sens à la maison.

C’est doux, confortable, rassurant. Hors de l’espace et du temps.

Image par Yatheesh Gowda de Pixabay

Des rendez-vous comme celui-là, nous en aurons plusieurs. Le midi nous nous retrouvons dans notre bulle. Je me sens si bien. Ta voix me porte pendant que j’étudie chaque détail de toi. Tes doigts. Tes yeux. Tes cheveux. Ce mouvement de tête que tu fais pour replacer ta mèche. La petite fissure sur ton incisive supérieure. J’enregistre tout. Comme si une partie de moi savait que j’engrangeais là des trésors qui me ressourceraient sur ma route, que j’en aurais besoin, plus tard, pour vibrer l’amour en moi, pour chérir quelque chose de magique, pour ne pas me sentir seule.

Les semaines passent, nos rendez-vous s’enchaînent, je commence à m’impatienter intérieurement, j’ai envie de plus. Et toi? Tu sembles apprécier nos escapades mais tu ne sembles rien en attendre. Je ne pense pas que nous ne soyons que des amis. Alors quoi? Je ne comprends pas bien. Que penses-tu de moi? Intellectuellement? Physiquement? Pourquoi tu es là jour après jour? Pour me faire plaisir? Est-ce que toi tu y prends du plaisir? Où va-t-on? J’aimerais te le demander, mais je reçois comme des messages à l’intérieur de moi. C’est court, précis et tranchant, ça me traverse de la tête jusque dans les pieds. Pas maintenant! Ne le déstabilise pas. Rien ne presse. Si tu lui dis, il va prendre peur. Je me sens conseillée, je sais que je dois écouter ces messages. Je sais que je ne dois pas agir avec toi comme avec les autres garçons qui me plaisent. D’ailleurs toi, tu ne me plais pas, tu me transperces.

Un jour, je t’écoutais parler et j’avais mal. Sensation bizarre que d’être à la fois dans cette bulle sécurisante et de ressentir le manque de toi dans ma chair. Je voulais être avec toi, que tu me touches. Que tu me serres dans tes bras. Que tu me prennes la main. Que notre bulle implose en nous. Que tu m’emmènes loin. Je nous voyais remplir nos sacs à dos et fuguer à l’autre bout de la planète. Je l’aurais fait si tu me l’avais demandé. Je n’avais pas peur avec toi. Je voulais être avec toi, en couple, me fondre en toi. Pendant que toutes ces idées tournaient dans ma tête et que tu parlais, j’ai reçu le message que nous étions en couple, que je ne devais pas m’inquiéter de ça. Et, en même temps, j’ai ressenti le temps différemment. Il n’était pas linéaire. Il était à la fois enroulé sur lui-même et partout à l’infini. Et j’ai vu que nous étions ensemble à divers moments et “plus tard”. Adultes nous étions ensemble. Nous l’étions déjà, c’était fait, c’était bon. J’avais fait ce qu’il fallait, mission accomplie. Il était temps, aujourd’hui, de penser à moi. Ne pas te regarder vivre et souffrir de devoir inclure tes futures petits copines dans le paysage. Ne pas reproduire avec toi ce que j’avais déjà vécu par le passé, être la bonne amie dévouée, voire soumise. J’allais devoir te demander de prendre une décision. Le moment approchait… je n’allais pas pouvoir reculer et je connaissais déjà l’issue…

On se retrouve bientôt pour un autre article! Hautes et belles énergies à vous.

De nos Flammes Jumelles,

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