Notre histoire #1: Prélude

J’ai grandi dans une famille où les ressentis, la quête de sagesse et la spiritualité n’avaient pas de place pour s’épanouir. L’Amour tel que je l’entends y était peu présent, pour ne pas dire totalement absent. Entre une famille dysfonctionnelle et une neuroatypie qui ne sera décelée que des décennies plus tard, la petite enfant que j’étais possédait peu de clés pour apprendre à connaître ses besoins profonds, pour s’accepter telle qu’elle était, pour oser aller vers quoi elle se sentait attirée, ce par quoi elle se sentait inspirée. Mon Autre est lui aussi neuroatypique et a lui aussi grandi dans une famille dysfonctionnelle. Il n’y a pas rencontré les mêmes problèmes, mais ce fut tout aussi violent et souffrant. Deux morceaux d’âmes errantes se demandant ce qu’elles pouvaient bien faire là et pourquoi tout était si compliqué et si … solitaire.

Malgré des moments de souffrance psychologique intense, je gardais espoir en la Vie et en l’avenir. Avec le recul, je peux dire que j’étais connectée, reliée à ce que j’appelais alors ma bonne étoile ou la magie de la vie, selon les moments. Lors d’un après-midi de désespoir profond, de ces désespoirs qui sont tellement forts qu’ils vous font physiquement mal, pleurant toutes les larmes de mon corps, j’ai demandé à l’Univers avec une énergie assourdissante s’il existait quelque part une âme capable de me comprendre. J’étais persuadée au fond de moi, je savais sans savoir pourquoi, qu’il n’en existait qu’une et que je me devais de la retrouver.

Se sentir avant même de se rencontrer

Et je l’ai vu. Et je l’ai ressenti. C’est une scène très précise qui m’est apparue, mais je ne vous la décrirai pas en détails car elle fait partie de notre intimité, de son intimité à lui surtout. Si je n’ai pas vu son visage, j’ai vu sa silhouette de dos, ses cheveux, ce qu’il était en train de faire et de vivre. Très précisément là aussi. J’ai senti sa souffrance que j’ai trouvé encore pire que la mienne, les injustices auxquelles il devait faire face, le réconfort qu’il trouvait, comme moi, dans les livres, sa solitude, abyssale, comme la mienne.

Immédiatement, j’ai voulu le réconforter. Je me suis visualisée, projetée de toutes mes forces avec lui. Lui prendre la main, le serrer dans mes bras – de dos puisque non je n’arrivais pas à le “retourner” pour le voir – lui envoyer de la chaleur, ma chaleur.

Et j’ai recommencé. Encore et encore pendant plusieurs mois. Chaque soir je le retrouvais. Je le réconfortais, lui prenais la main, lui envoyais de la chaleur pour qu’il me “sente”. Je lui disais où je me trouvais aussi, je lui répétais mon adresse, l’école où j’allais, dans l’espoir “fou” qu’il trouve un moyen de venir me retrouver.

Faire l’erreur de se conformer

Et puis, un jour, au détour d’un événement bien ancré, je me suis dit “ça suffit les gamineries maintenant, ce ne sont que des pensées magiques, il est temps de grandir”. J’ai cessé de lui parler et de l’attendre, je me suis trouvée un petit copain bien réel et je l’ai oublié, littéralement…

PS1: Vous vous en doutez, je reviendrai sur cette vision et sur les “signaux” que j’envoyais à mon Autre dans un prochain article, quand je vous conterai “l’après-” réunion car c’est grâce à cette vision et ce qui en a résulté que nous avons compris et accepté la particularité de notre lien.

PS2: N’oubliez pas, en lisant ces lignes, qu’il s’agit de notre histoire, notre chemin, pas le vôtre 😉 Il m’est demandé de vous raconter notre parcours non pas pour que vous vous en inspiriez ou pire tentiez de le copier, mais pour publiquement “ancrer ce que le réel voit comme irréel” (sic).

On se retrouve vite pour un autre article! Hautes et belles énergies à vous.

De nos Flammes Jumelles,

Voir mes accompagnements par ici!

2 commentaires sur « Notre histoire #1: Prélude »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Chemins de Vie & Flammes Jumelles, Copyright 2020 © Vie privée et cookies